Agence nationale du sport : derniers réglages avant décollage

La composition des membres fondateurs de la future agence est désormais actée, y compris s’agissant des représentants des collectivités locales. On en sait aussi plus sur son financement et sur ses déclinaisons territoriales, même si celles-ci ne sont pas pour tout de suite La création de l’Agence nationale du sport (ANS) s’approche – elle devrait intervenir courant avril – et ses contours définitifs apparaissent. La composition des membres fondateurs est désormais connue. L’État en sera, bien entendu. À ses côtés, les collectivités territoriales seront représentées par trois blocs : le premier constitué des régions et représenté par l’Association des régions de France (ARF), le deuxième constitué des départements, représenté par l’Assemblée des départements de France (ADF), enfin le troisième sera le bloc communal. Ce dernier, placé sous l’égide de l’Association des maires de France (AMF), comprendra quatre représentants, dont un issu de France urbaine et un autre de l’Association nationale des élus en charge du sport (Andes). Cette dernière ne fera toutefois pas partie des membres fondateurs du groupement d’intérêt public (GIP), statut sous lequel sera constituée l’agence.[…] L’État met des garde-fous Côté mouvement sportif, les membres fondateurs seront le Comité national olympiques et sportif français (CNOSF) – dont l’assemblée générale a adopté mardi 19 mars à 86% les statuts de la future agence – et le Comité paralympique et sportif français (CPSF). Enfin, les entreprises seront représentées, d’une part, par le Medef, la CGPME, et l’U2P (Union des entreprises de proximité), pour les syndicats patronaux généralistes, et d’autre part, par le Cosmos (Conseil social du mouvement sportif) et l’Union sport et cycle, pour les syndicats patronaux du secteur sportif. Tous seront membres fondateurs de l’agence. Il est également à noter sur le plan institutionnel que les organisations syndicales de salariés auront un représentant, avec voix consultative, parmi les personnalités qualifiées. Pour rappel, les droits de vote se répartiront comme suit : 30% pour l’État, 30% pour le mouvement sportif, 30% pour les collectivités territoriales et 10% pour les entreprises en ce qui concerne la branche développement des pratiques de l’agence. L’État bénéficiera en outre d’un dispositif lui permettant de délivrer un avis conforme sur les décisions qui pourraient porter gravement atteintes à ses intérêts.[…] L’État seul financeur en numéraire Côté financement, les statuts du GIP prévoient une contribution de l’État à hauteur de 350 millions d’euros pour le premier exercice. Les autres membres fondateurs n’apporteront pas de contribution financière directe. Leur tribut au projet sera constitué de savoir-faire, de réalisations mises au service de l’agence ou encore de mise à disposition de personnels, notamment dans le cas des collectivités territoriales pour ce qui concernera l’organisation des déclinaisons territoriales de l’agence. Toujours au chapitre financier, il est à préciser que la branche dédiée au développement des pratiques bénéficiera d’un budget de 200 millions d’euros annuels, contre 90 millions pour le haut niveau. Une enveloppe étant réservée pour assumer les engagements en cours du CNDS (Centre national pour le développement du sport) dont l’ANS va prendre le relais.[…] 26/03/19 – Jean-Damien LESAY – Lire la suite  

L’héritage de Paris 2024 se concrétise

Le projet d’héritage des Jeux olympiques de Paris 2024 a franchi une étape importante vendredi 22 mars avec l’annonce par la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques, chargée de financer, superviser et livrer les ouvrages et opérations d’aménagement nécessaires aux Jeux de Paris 2024) d’une première liste de treize équipements sportifs qui seront construits ou entièrement rénovés. Au total, un budget de 70 millions d’euros sera consacré à la construction et la rénovation de ces équipements sportifs en Île-de-France dans le cadre de l’héritage de Paris 2024. Ces équipements comprennent des piscines, des gymnases et des complexes sportifs identifiés comme sites d’entraînement dans la liste de candidature. La construction d’une piscine à Colombes (Hauts-de-Seine) y sera ajoutée prochainement. La liste définitive des sites d’entraînement des Jeux de Paris 2024 sera par ailleurs officiellement validée en 2021 par les fédérations sportives internationales concernées. Pour l’ensemble des ouvrages olympiques, l’année 2019 sera placée sous le signe du choix des opérateurs privés et de la maîtrise du foncier pour les différentes opérations d’aménagement. 25/03/19 – Jean-Damien LESAY – Localtis info – Lire la suite

JO 2024 : quatre équipements sportifs à Paris rénovés grâce aux Jeux

Une enveloppe de 11,7 millions d’euros ira à quatre sites sportifs dans des quartiers populaires de Paris où s’entraîneront les athlètes pendant la compétition.

« C’est un héritage concret des JO pour la population », se réjouit Jean-François Martins, maire-adjoint chargé des sports à la ville de Paris. La société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) va valider ce vendredi après-midi le financement, à hauteur de 11, 7 millions d’euros (M€), de la rénovation de quatre sites d’entraînement d’ici 2024. Identifiés par la ville, qui souhaitait « un héritage dans les quartiers populaires » et par le comité d’organisation (Cojo) – puisque durant la période des Jeux, ils seront à la disposition des athlètes – les quatre équipements sportifs se situent dans le XVIIe arrondissement (centre sportif Max Rousié), le XVIIIe (les Poissonniers et Bertrand Dauvin) et dans le XXe (piscine Georges Vallerey, qui fut construite pour les Jeux de 1924 et qui sera donc rénovée grâce à ceux de 2024).
Outre ces quatre sites dits « d’entraînement » (à différencier des centres de préparation olympique), Paris verra la construction de l’Arena 2, Porte de La Chapelle, qui accueillera durant les JO les tournois de badminton et servira, notamment, ensuite en tant que salle de basket. L’appel à projet vient d’être lancé, le jury désignera à la fin de l’année le groupement (architecte, constructeur, entretien technique) qui sera chargé de livrer la nouvelle salle début 2023.
22/03/19 – Leparisien.fr – Lire la suite